la langue de l'origine a cet enracinement de la confusion.
Elle est une nostalgie de ce que je n'ai jamais vécu.
La voix de paolo conte m'a toujours tiré vers ces émotions enfouies
aux parages de ce pièmont de la nonna.
J'ai parfois joué de cette italiannité pour inoculer un peu de poésie
à mes élans courtisans et demeurais toujours surpris à vérifier combien "cela pouvait marcher".
Je comprends ces femmes rêveuses, avides de beauté, avides de cette immédiateté, ce subito du désir de saisir la vie, de se gorger de ses fruits devant la fragilité des lendemains.
N'ai pas le look du latin lover ni même la voix off, j'ai un regard mononucléaire sur la beauté des êtres qui passent dans mon champ restreint et focalisent mon attention. Mon italie est partisane, elle se débat dans un catholicisme fait de superstitions, elle est traversée par l'exil, l'immigration le lotte dure senza paura
elle est friable, désagrégée sous les coups redoublés des forces obscures et elle garde les élans de sa jeunesse.
Me souviens des virées en vespa autour du lac de come de ces groupes de jeunes tandis que pier paolo faisait paraître ses "écrits corsaires".
Les femmes italiennes qui ont croisé ma vie étaient des transfuges, elles avaient comme moi la nostalgie de ceux qui ne sont jamais retournés vivere al paese
mardi 1 septembre 2009
samedi 29 août 2009
29 aout
quand je touche le fond, il y a cette voix de ferré qui vient me chercher.
Je me souviens des nuits à boire du rhum avec sa mère et l'ivresse semblait
déserter nos corps et elle parlait de sa fille au présent et je n'osais la contrarier sur la concordance des temps. Son enfant était morte et il avait fallu moins de trois semaines à ses cheveux jais pour devenir blancs.
Il y a des images au fond de mes rétines qui ne s'effacent pas et la vie à beau m'offrir son spectre étendu de couleurs, restent en rémanence celles qui me vertébrent.
C'est dur de dire à une mère, "je n'ai pas été à la hauteur de l'amour que m'a offert votre fille" mais c'est aussi dérisoire devant la dévastation d'un être.
Ma vie est étalonnée à des chocs sidérants.
Quand je m'entends dire "je n'ai pas confiance en toi" parfois je me lézarde mais c'est le flux de moments anciens qui reviennent me cueillir et j'entends leur roulis qui dit "tu as failli, tu as trahi" et je sais à l'aune de celle que je "ne reverrai plus" ce qu'il en est vraiment.
Laissons sisyphe porter son fardeau", passez donc votre chemin.
Je me souviens des nuits à boire du rhum avec sa mère et l'ivresse semblait
déserter nos corps et elle parlait de sa fille au présent et je n'osais la contrarier sur la concordance des temps. Son enfant était morte et il avait fallu moins de trois semaines à ses cheveux jais pour devenir blancs.
Il y a des images au fond de mes rétines qui ne s'effacent pas et la vie à beau m'offrir son spectre étendu de couleurs, restent en rémanence celles qui me vertébrent.
C'est dur de dire à une mère, "je n'ai pas été à la hauteur de l'amour que m'a offert votre fille" mais c'est aussi dérisoire devant la dévastation d'un être.
Ma vie est étalonnée à des chocs sidérants.
Quand je m'entends dire "je n'ai pas confiance en toi" parfois je me lézarde mais c'est le flux de moments anciens qui reviennent me cueillir et j'entends leur roulis qui dit "tu as failli, tu as trahi" et je sais à l'aune de celle que je "ne reverrai plus" ce qu'il en est vraiment.
Laissons sisyphe porter son fardeau", passez donc votre chemin.
jeudi 27 août 2009
28 08 alla mattina
nuit agitée de pensées incend'hier, les pieds en déclive
pour meilleur retour sanguin. Comme disent les copines
"à ton âge il faut te préserver". Hum je ne sais trop
si elles me l'ont vraiment dit ou si j'eusses aimé!
Dans ces moments de perturbations mentales et faute de pouvoir courrir après
la psy du service pour demander "debriefing", me suis mis à retourner vers Dylan.
"Love minus zero/no limit" combien de fois ai je fredonné la comptine, elle m'irradiait,
m'offrait qqs idées sur comment je voulais l'aimer (je pense à la jeune femme qui joua avec ma virginité). L'amazone était plus dégourdie que moi sur toutes "les choses de la vie". Moi, je n'avais que mes mains et un sac de poèsies approximatives dont celles lanscinantes du grand Bob.
J'ai toujours eu un pincement pour la désespérance, le côté sombre, j'ai toujours été sensible au lamenti, musique de la nonna. N'ai pas imaginé qu'au niveau du mélo aurait la dose et qu'il me faudrait faire avec. Dans le naufrage les ristournelles venaient insuffler cet oxygéne faute de penser
pour meilleur retour sanguin. Comme disent les copines
"à ton âge il faut te préserver". Hum je ne sais trop
si elles me l'ont vraiment dit ou si j'eusses aimé!
Dans ces moments de perturbations mentales et faute de pouvoir courrir après
la psy du service pour demander "debriefing", me suis mis à retourner vers Dylan.
"Love minus zero/no limit" combien de fois ai je fredonné la comptine, elle m'irradiait,
m'offrait qqs idées sur comment je voulais l'aimer (je pense à la jeune femme qui joua avec ma virginité). L'amazone était plus dégourdie que moi sur toutes "les choses de la vie". Moi, je n'avais que mes mains et un sac de poèsies approximatives dont celles lanscinantes du grand Bob.
J'ai toujours eu un pincement pour la désespérance, le côté sombre, j'ai toujours été sensible au lamenti, musique de la nonna. N'ai pas imaginé qu'au niveau du mélo aurait la dose et qu'il me faudrait faire avec. Dans le naufrage les ristournelles venaient insuffler cet oxygéne faute de penser
28 agosto
j'émerge d'une drôle d'après midi
sans même avoir la force d'en parler
et à qui.
à côtoyer tant d'histoires mon esprit se délite
au soir émergent des visages croisés et non effacés
des visages qui disaient leur histoire et parlaient
et parlaient sans vouloir s'endormir, demandant la pillule qui...
Nous ne parlons jamais entre nous (soignants-aides) de ces peurs de mourir
de ces peurs masquées par les fourches caudines de l'âge.
Et cette peur si présente
est un peu comme la douleur, il y a trente ans : "il fallait endurer".
La peur de mourir, toute la sagesse bouddiste travaille à la dépasser
et dit la difficulté à soutenir le "passage" et tandis que je vieillis
je tiens la main de ceux, de celles et j'ai l'impression de n'offrir
que ma pensée démunie
Me suis mis à écouter Paolo Conte toute la soirée,
besoin de pièmont, besoin d'une nostalgie d'un monde que je n'ai pas connu, besoin d'une langue où je ne m'entendrais plus,
besoin
d'Amour que je n'ai pas vécu!
sans même avoir la force d'en parler
et à qui.
à côtoyer tant d'histoires mon esprit se délite
au soir émergent des visages croisés et non effacés
des visages qui disaient leur histoire et parlaient
et parlaient sans vouloir s'endormir, demandant la pillule qui...
Nous ne parlons jamais entre nous (soignants-aides) de ces peurs de mourir
de ces peurs masquées par les fourches caudines de l'âge.
Et cette peur si présente
est un peu comme la douleur, il y a trente ans : "il fallait endurer".
La peur de mourir, toute la sagesse bouddiste travaille à la dépasser
et dit la difficulté à soutenir le "passage" et tandis que je vieillis
je tiens la main de ceux, de celles et j'ai l'impression de n'offrir
que ma pensée démunie
Me suis mis à écouter Paolo Conte toute la soirée,
besoin de pièmont, besoin d'une nostalgie d'un monde que je n'ai pas connu, besoin d'une langue où je ne m'entendrais plus,
besoin
d'Amour que je n'ai pas vécu!
27 08/10 11
il n'est pas dit que nous bégayons "histoire d'amour".
Il n'est pas dit que je n'aimerai plus sinon ma vie aurait
butté un quinze aout 75!
Certains matins, j'émets mes théorémes pour sur la vie "comprendre"
suis parti en courant le tgv ne vous attend pas et sans me retourner
à rebours je me dis qu'ainsi orphée eut gardé eurydice mais entre barco et moi les rôles eussent pu être interchangeables.
Donc ai grimpé dans treiziéme voiture et le quai s'éloigna
et je ne pus même pas crier "barco , je t'aime" je t'aime pour tout ce qui est nous
pour notre histoire nos ratages et nos moments grandioses pour ces bonheurs éphéméres
pour ta sensualité, ton gout immodéré du verbe et de la chair, je t'aime intellectuellement et je pourrai t'aimer physiquement tant nos quêtes (qui a dit qui)
ont le même degré Fahrenheit et le crier au regard du monde ne comblera jamais ce besoin de ta présence à mes côtés. Je te dois de ne pas avoir raté mon adolescence, de l'avoir vécue intensément avec ce "don quichottisme" qui fait rire certains, tous ceux qui n'ont goutté à rien et nous avons eu et la vie et la mort à embrasser et nous n'avions ni innocence ni maturité, uniquement guidés par la tentation de peser sur ces temps. Et je pleure en écrivant ces mots, d'eau trop retenue comme ces alcools forts que nous bûmes et nous n'avions guère besoin d'être déshinibés tant les mots entre nous savent trouver le chemin.
Avant de rejoindre "les couloirs des anges blancs", ceci devait être dit
Il n'est pas dit que je n'aimerai plus sinon ma vie aurait
butté un quinze aout 75!
Certains matins, j'émets mes théorémes pour sur la vie "comprendre"
suis parti en courant le tgv ne vous attend pas et sans me retourner
à rebours je me dis qu'ainsi orphée eut gardé eurydice mais entre barco et moi les rôles eussent pu être interchangeables.
Donc ai grimpé dans treiziéme voiture et le quai s'éloigna
et je ne pus même pas crier "barco , je t'aime" je t'aime pour tout ce qui est nous
pour notre histoire nos ratages et nos moments grandioses pour ces bonheurs éphéméres
pour ta sensualité, ton gout immodéré du verbe et de la chair, je t'aime intellectuellement et je pourrai t'aimer physiquement tant nos quêtes (qui a dit qui)
ont le même degré Fahrenheit et le crier au regard du monde ne comblera jamais ce besoin de ta présence à mes côtés. Je te dois de ne pas avoir raté mon adolescence, de l'avoir vécue intensément avec ce "don quichottisme" qui fait rire certains, tous ceux qui n'ont goutté à rien et nous avons eu et la vie et la mort à embrasser et nous n'avions ni innocence ni maturité, uniquement guidés par la tentation de peser sur ces temps. Et je pleure en écrivant ces mots, d'eau trop retenue comme ces alcools forts que nous bûmes et nous n'avions guère besoin d'être déshinibés tant les mots entre nous savent trouver le chemin.
Avant de rejoindre "les couloirs des anges blancs", ceci devait être dit
mercredi 26 août 2009
27 08 ??
je disais à barco que mes rapports aux femmes avaient toujours glissé dans cette posture de la confidence, comme dans le livre de duras "le marin de gibraltar".
Ai toujours recherché le côté stellaire de ces êtres, ce côté qui les mettait au devant de la scéne pour leur intelligence, leur courage et ce terme de beauté qui regroupe dans mon glossaire plus que des mensurations. En des temps de féminisme triomphant ce n'est pas sans intérêt.
Bien sûr je n'étais pas celui dont elles rêvaient, ce fameux marin de gibraltar que de port en port la "belle de Duras" s'en va rechercher.
N'étais pas celui pour qui elles se seraient mises en travers de la route pour l'enserrer dans leurs filets.
Parfois même les confidences de "la belle" étaient comme des aciers moulés au fer rouge, vous tatouant sans retour.
Comme je disais à barco, il est des postures d'homme que je ne pouvais jouer.
N'est pas macho qui veut!
Ma difficulté à entrer dans le rôle tenait à une sorte de dilution du je, d'un doute originel, d'une ambiguïté à choisir une position sexuelle : être féminin, être masculin qu'est ce que cela pouvait signifier?
Ai toujours eu ce sentiment qu'avant même d'être sexué, étais une oreille.
Suis très sérieux.
Comme si ce sens avait été hypersollicité dans mon temps d'incubation : incubo , cauchemard en italien. Ai tjs eu une prédisposition à écouter ou du moins à tendre l'oreille, vous allez penser, il va nous sortir qu'en plus il/elle était sourde : du moins malentendante.
Ai rarement entendu les mots d'amour à mon égard, non qu'ils n'aient jamais été prononcés mais ma crédulité comme deux boules quiés obturaient les canaux Auditifs.
Ce sentir "aimé" doit procurer aux hommes, cette sorte d'ivresse à se prendre pour demi-dieu/ king of ze streets et ils vont demander la main de la princesse rêvant des atours du package nuptial.
C'est si fascinant que les gays d'aujourd'hui rêvent (pour certain/e/s de la même parade. Suis toujours surpris quand je vois des années plus tard "femmes de ma génération", féministes attitrées baignant dans "rapports d'antan" et ne s'y trouvant pas trop mal(e).
Ma lecture de duras reste parcellaire, je retiens des lieux des moments, j'ai même oublié comment finissait cet étrange livre que j'offre comme un mode d'emploi et ce sentiment d'être sous utilisé!
L'amour je sais vous fait faire des étincelles
si j'éteins celle
c'est sur que mon silex s'offre de frotter dans l'abstrait!
Et léo ferré chantait "onannisme torché aux papiers de Hollande..."
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