jeudi 12 août 2010

13 agosto /Otis Redding Sings Respect





back home, hum , peut on dire home d’un studio quelque peu spartiate.
Je vivais parmi rangées de livres et futons où allonger mon corps valétudinaire et vieillissant. N’arrivais pas à trouver le sommeil, inhalant lucky strike entre pensées unlucky et ironie du sort. À ces moments gorgées de lait m’encrent dans ce réel à décortiquer.
J’étais passé chez la mère de nos enfants et son parfum d’indifférence laissait toujours à ma peau un fumet sulfurique.
Le braséro était éteint depuis une éternité et même la glace advenue ne livrait pas de brûlure.
Je me sentais toujours gagné par cette nostalgie de ce qui n’avait jamais été. Une passion, une simple passion agrémentée par l’existence, la magique existence de nos enfants. L’ainée prenait le pli de la mère dans cette indifférence négligée à saluer ce bref passage. Les proverbes de la nonna disaient “tu récoltes ce que tu sèmes”. Le commentaire tombait en son à pic.
Il fallait croire qu’une passion ne saurait être simple ou fallait-il croire que le mot passion fut à ce point inappropriée
Vous rencontrez un être au détour et chacun avec son capital neuronal et expèriences de vie échaffaude ce que le frôlement des peaux essaime.
Ma grande naïveté fut de croire que les beaux jours étaient advenus.
Que le temps du deuil laissait place à l’épreuve de vie!
Nenni, dans le langage religieux j’avais omis le stade du purgatoire : la confusion des sentiments.
L’amour glisse parfois dans une forme de croyance et de crédulité. Les mots prononcés n’ont pas le même contenu, glossaires aux antipodes. Et chacun dans le secret de l’alcôve couve sa frustration grandissante.
On ne peut quand même pas reprocher à sa partenaire de ne pas vous dire “je t’aime”, s’il n’en est rien. On peut au plus lui reconnaitre de ne pas céder à cette facilité, et au moins admettre son honneteté “intellectuelle”.
Que reste-t-il à faire alors quand après avoir pris vos distances pour ne pas encombrer et laissé la belle enrichir l’encyclopédie de ses connaissances, si ce n’est d’essayer de se hisser à ce seuil que votre ignorance méconnait et vous fait appeler “indifférence” et qui n’est probablement qu’une forme de digestion là où vous restez à ruminer.
Tiens je viens de finir ma bouteille de lait!

aout /hollydays 2010/ U2 - miss sarajevo




6 aout 2010
À Cannes avec Jade, travaux et plage au programme, sauf que les travaux risquent d’être vraiment longs.
That ‘s life!
Ai dû faire mon autocritique, des gaines passaient bien au niveau du sol et en plus, j’ai du faire le boulot!
Comme d’hab, mal, les gaines affleurent, un bricolage des années 80.
Marie Jeanne, ma génitrice, exulte! “Je te l’avais dit”.
Du haut de ces 87 ans : Mémoire du long terme ok, me suis contenté de diagnostiquer.
Je me sens étrangement zen ce soir!
La saab, À peine sortie du carrossier est déjà rayée.
Bref moment de colère style “espèce de baaaaatard”
et puis retombée du sombrero, le soleil,
ce sentiment d’être vivant sous le soleil et tout mon être s’est laissé gagner
par l’offrande chaude de l’astre.
Me suis offert une veste en daim, une envie pressente,
un gout nostalgique qui reste À ma peau, cette peau.
Elle portait un long manteau en daim comme dans ce film d’ennio morricone
“le bon, la brute et le truand” et sous le manteau,
sa mini-jupe même matière, l’eden À portée de main.
Elle m’offrit l’Eden et la pomme et de la vie, la ligne.
Elle avait quatorze ans, ignorait qu’elle allait mourir six printemps plus tard.
J’ai reçu mes premières leçons de vie d’une maîtresse qui m’accompagne toujours.

Comme une vesta au fond de ma mémoire qui veille sur ce feu qu’elle m’a transmis.

Je tape ces lignes tandis que Jade tente un exercice d’adresse : édifier une “tour de Babel”.
Très étrange, elle ignore que son second prénom Shinéar,
est le lieu même où fut élevée ce défi au divin.
J’ai toujours souhaité la présence d’un nom de cité dans le prénom des filles
pour augurer d’une rêverie a temporelle
qui les transporterait et ensemencerait leur esprit
de bouquets de questions.
Jean marri quant À lui perdit la tête.
Nous écoutons de la musique, “miss sarajevo”.
Jade a entrepris de dessiner. Il est près de minuit “pas sommeil” dit elle en se frottant les yeux
“here she comes” chante U2, mais je vois bien que le crayon a sommeil.
7aout
Jade dort travaux suspendus.
Mais quels travaux entreprendre?
Au départ il ne s’agissait que de retirer une vieille moquette. Le réagréage du sol reconsidère la question.
Mes démêlés avec ce lieu reprennent.
Un dialogue avec l’origine, un espace-miroir du mensonge fondateur.
Comment bâtir en zone séismique?
J’ai vécu tant de fois en ce lieu : au début avec ma grand-mère, puis ma tante
et le frère de ma grand-mère “Bartolomeo”, le premier homme dans mon champ de vision,
puis Marie-Jeanne de temps À autres, puis avec “Marcel, mon beau-père”, présenté comme mon père.
À la mort de Patricia en aout 1975, je revins en ce lieu
vivre auprès de ma grand-mère dans sa quatre vingtième année,
ivre de tristesse depuis la mort de sa cadette en 1972
et laissant emporter son esprit dans le rhum agricole jusqu’au delirium tremens!
Étrange dialogue de nos deuils juxtaposés : le mien À taire, le sien À écouter
en marge de notre famille, dans le cloitre de ce lieu, réceptacle de tant de larmes.

vendredi 6 août 2010

6 aout 2010 /The Cure - Friday Im In Love


j’avais baigné dans l’enfance dans une culture de superstitions nourrie de la vulgate catholique
d’un pièmont d’un autre siècle. La nonna m’en abreuvait au quotidien
si bien que l’idée d’avoir le “mauvais oeil” ne laissait aucun doute dans mon esprit chètif.
Mon côté obsessionnel n’arrangeait rien. Tout était signes, tout faisait sens.
Je me tricotais allègrement un putain d’enfer depuis l’instant-naissance mais je m’en accommodais.
La perte d’un oeil ne m’avait pas surpris outre-mesure, que ce soit le champ gauche m’alertait à peine.
Dans cet optique chaque jour m’offrait de nouvelles pistes.

Ce matin doucement réveillé par l’”iphone”et consultant négligemment la boite gmail, je fus attiré par ces mots “Liquidation Totale”. Nous étions en pèriode des soldes mais enfin!
Quelque part! Ne s’agissait-il pas ?
Me levais nerveusement, appuyais sur l’interrupteur, entendis un clic et la lumière ne fut pas.
Tout s’enchaînait avec cette ampoule grillée. J’étais déjà abattu.
Plus qu’à retourner au pieu, enfouir la tête sous l’oreiller.
J’étais dans l’univers de ph k dick sans la moindre pilulle et pas la moindre amphè pour me redonner du courage, je ne faisais plus de tractions depuis deux mois et sentis mes articulations craquer, je payais cash mon régime “despé”.
Tout s’accumulait, j’étais vieux, j’étais rouillé, j’étais chauve (là je m’en foutais),
“ma famille” avait implosait (mais là ce devait être un plus
pour chacun de ses membres (à part moi of course)
et là me revint la voix chantante de Jade qui s’écriait “papa, j’ai pitiè de toi”.

Un sourire m’irradia, nous étions dans la voiture, en route vers centre équestre de caissargues, la clim’ nous épargnait de la chaleur caniculaire et je délirais à haute voix sur la beauté des femmes, de la vie et dans l’esprit “monogame” de mes enfants, dans cet esprit si sage à l’aune “de celui de leur mère”, la dolce vita à ma sauce n’était qu’un délire de plus : “papa est fou, papa est fou” aimais je claironner pour qu’elles se familiarisent au bizarre de l’existence qu’elles auraient à côtoyer.
Etait on un père hors couple ? Mon sentiment était que ces rôles sociaux, père, mère n’avaient ni le même sens, ni les mêmes contenus quand l’amour dans le couple était éteint.
Restait pour l’un et l’autre le terme de géniteur et sa respective éthique de vie.
J’avais été élevé dans un monde femmes, ma grand-mère et ses filles et je n’ai jamais appelé ma génitrice “mère”. Je parle donc par expèrience.
Nous étions vendredi 6 aout, on commémorait du côté de l’empire du soleil levant, la destruction atomique d’Hiroshima et mon regard se porta vers très beau livre de Duras “hiroshima, mon amour”. Finalement j’étais chanceux j’avais évité 1945, je me mis à écouter les “Cure” Friday i’m in love!

mercredi 4 août 2010

27 aout /R.E.M. - Losing My Religion (Video)

“loosing my revolution”, mon esprit gagné par les notes de ce morceau de R.E.M.
visionne le corps qui vint vers lui. Toujours conquis. Mon esprit revisite le cheminement.
Lettre après lettre, voyelles et consonnes mêlées sans imaginer qu’elles feraient corps.
Un dire offert avant le faire.
L’amour est toujours buissonnier.
Vint vers moi entamée et femme fière.
Vint vers moi plonger dans mon regard la texture de son être.
Un être vous comble de présents en un seul instant, quand ses yeux appellent vos mains, quand ses lèvres délivrent plus que le sèsame.
La singularité de chaque rencontre ciselle le diamant qui brille en mon âme, facette après facette
envers et contre tout.
Vous êtes autre à vous même, converti, agenouillé, sphynx et prêt à marcher dans votre futur désert, abreuvé à la source et vos métaphores appauvrissent le réel.
Elle se disait “huguenotte” de culture et je n’en doutais pas.
Eus aimé qu’elle m’aima en langue d’Oc.
Eus aimé basculer en autre siècle, à l’entrée du désert.
Eus aimé perdre ma religion pour étreindre son être.
Et d’évidence ma folie dialogait avec cette quête menant mon être vers autre rive.
Cicatrisa son âme. Sa religion était autre, de ce temps nouveau où son être de femme
avait d’autres taire à ensemencer. 
Elle partit d’un pas assuré et le vieil homme en moi ne fit rien pour la dissuader.

mardi 3 août 2010

23 juillet 2010Cocteau Twins ; Pandora


déjà nazz après ces premiers kilométres me demandant quel week end se dessinait
bricolage, face à face avec ma mère, rencontre avec amie chère.
La chaleur me décalquait asséchant mon oeil borgne, aride comme un puits sans eau. Je vidais des doses de sérum phi sous le regard goguenard de quidam ignorant la tradition. Parfois la vision mononucléaire tramait dans mon esprit comme un effacement hémiplégique de ce côté gauche. Depuis six ans maintenant je me coltinais avec un monologue quotidien qui commençait toujours par l’énumération de ce que je découvrais au matin.
C’est étonnant combien un handicap peut booster votre existence ou du moins la mettre en question : ceci dit, ne vous tranchez pas la main pour tester l’éventuel développement d’un autre sens.
L’idée de perdre la vue m’habitait depuis ce mois de juillet 2004. Elle me paniquait toujours autant laissant mon esprit comme un champ de mines où je n’osais plus m’avancer. Dans ma fuite en avant j’avais acheté une saab, histoire de prendre un peu de plaisir à conduire avant de ne plus pouvoir. Je venais pour la première fois de la cabosser en ne voyant pas autre véhicule, ô rien de grave, seul ce seuil d’alerte qui me disait : le temps se rapproche. Le concessionnaire (au demeurant mal organisé) m'avait puni en me privant du bijou me le troquant pour un "pot de yaourt" dixit sa collaboratrice.
Enfin j'étais à Lançon et je lorgnais sur les menus de ce “quick” me demandant si j’allais rester fidèle au long chicken que m’avait fait découvrir severine, un jour de juin 1994, ou si la rupture consommée me glissait vers une salade composée.
Je cherchais une caisse libre, intrigué par l’agitation d’une femme tentant de répondre à la sonnerie intempestive de son téléphone. Ce qui m’attire souvent tient moins au profil des gens qu’à des faits anodins qui projettent un éclairage inattendu. Je la connaissais. Rien qu’à la voir se contorsionner pour fouiller dans son sac, sans même voir son visage ; c’était Natacha.
L’envie me prie de taper un sms style “je ne te conseille pas le long chicken” mais la vivacité de la danseuse ou sa fébrilité à répondre et à chercher Eva dans le périmétre, nous mirent trop vite face à face.
Bien sûr nous épiloguèrent sur la probabilité que deux êtres partant d’un même point en des temps différents se retrouvent au point “Q” (là je vous arrête, il s’agit simplement de géométrie dans l’espace, je ne peux pas mettre KFC quand même).
S’il est un être qui vaut tout les détours, c’est bien Nat. Ce n’est pas une question de beauté (indéniable) mais une question de “liberté”. Cette manière de ne pas transiger sur ce qu’elle juge essentiel dans sa vie, dans son art, dans ses relations. Les épreuves ne l’épargnent pas pour autant, elle s’y engage et tient le cap comme une navigatrice solitaire .
Là en l’occurrence, elle n’était pas seule, accompagnée d’une jeune femme en plein débat
avec sa jeune fille dont la vivacité d’esprit et de réparties m’incitérent à penser qu’être parent se devait d’être subtil.
Les mères et leur filles reprirent leur trajet vers Nice et la Corse tandis que je montais dans la corsa pour une destination un peu moins balnéaire.

SI LA DANSE VOUS TENTE ET SI NÏMES EST VOTRE RéSIDENCE :
Alors frappez à la porte de "Danse à Nîmes" et vous serez conquis(e)!

3 aout change your mind




mon esprit fou vide ses aigreurs sur des carnets secrets. Il n'y a pas de gentil garçon.
Les blessures d'hier coulent à vif dans ces épanchements "ah si nos vies".
Genou à terre.
Terminer carrière en orthopédie.
Tout est dit!
Aimer des femmes /en haïr d'autres : lemme premier.
Pas une vie me direz-vous!
Toute une vie, bien au contraire.
Dans le silence je questionne mon surmoi qui m'évita (jusqu'à présent d' être un assassin ou un psychotique).
Je mets un cierge à mes pieds et dans les volutes de la flamme,
j'observe les torsades d'une vie à chercher
des points cardinaux où mon être faute de s'exprimer pouvait slalomer.
Certains cherchent à être aimés,
j'essayais de comprendre cette notion de rejet.
R majuscule dans son symbole moléculaire,
greffé à chaque molécule de mon être.
Les proverbes de grand-mère disaient "il n'y a pas de fumée
sans feu". Ce sentiment de Jean bon fumé me collait à la peau.
Je ne cherchais plus l'homme que je souhaitais être : je l'étais!
Avais traversé suffisamment d'épreuves pour savoir.
Ma vue mononucléaire était devenue sur ce plan dès plus nette.
Il ne m'importait plus d'être maladroit, distrait, rêveur, nonchalant, dépensier,
cigale, rancunier, intolérant, peine-à-jouir, irrévérencieux, vulgaire (parfois),
mysogine, mysandre, mysanthrope, branleur, insolent, désespèrement sans humour,
full of haine de soi, déviant, a moral mais pas sans éthique d'être!
Mon seul désir, vertébral était de rester debout
jusqu'à mon dernier souffle.
Le minimum pour un as en ortho!

lundi 2 août 2010

2 aout 2010 "Canned Heat - Going up the "





depuis une éternité ne m'étais trouvé avec un mois de temps libre. Sommes allés hier soir voir le "le dernier maître de l'air "avec Jade. La séance tardive me bascula dans le sommeil quand les forces de la terre se réveillaient, Jade étreignait ma main quand la peur la saisissait murmurant des "tu dors papa". Papa s'assoupissait!
L'idée de ce blog commence à changer.
Ecrire des traces sur le flux immatériel de cette conscience en ligne. Le temps  wharolien revisité : non pour une laisser quelque empreinte mais ensemencer de mes mots ce bref passage et ces émotions qui m'ont rendu humain, plus humain parfois.
Je suis encore vivant!
Les êtres qui peuplent ma mémoire sont en vie
là auprès de moi dans cet espace de ma conscience qui nous relie.
Ma force de vie : leurs présences en moi
"going up the country.....