vendredi 13 août 2010

13 reste raide/Cesária Évora - Saudade




lao tseu disait souvent “quand tu as des soucis manges des sushi”.
J’avais obtempéré agrémentant la nourriture d’un “four roses” 
car loin de la “Roseraie”, le bourbon humectait ce sentiment portuguais 
appelé “saudade”.
J’étais un garçon étrange faisant à une époque de magiques rencontres
en m’efforçant d’expliquer qu’avec ma personne, il n’y avait rien à tirer.
Le dit vain amenait à mon chevet des êtres prêtes à tout donner pour briser les non c’est.
Parfois les corps à corps offraient plus que l’éternité. 
Il est toujours difficile d’entendre ce que l’autre saisit de vous. 
Comme ces grands malades, j’étais devant les offrandes : interdit, balbutiant “pourquoi moi”.
J’étais un ingénu croyant à la vertu des mots.
Me souviens avoir retrouvé dans un déménagement intempestif,
mes lettres non ouvertes adressées à une jeune femme 
qui voulait bien avoir un enfant avec moi.
Les rencontres sont parfois surprenantes, 
vous parlez, vous vous livrez, étalez les trois tomes de votre existence 
mais que savez vous de ce qui procéde au choix de l’autre.
Jusqu’au jour où vous entendez en boucle 
“nous n’avons rien en commun” et l’attirance 
comme une marée tardive vous laisse sur la berge
avec les coquillages ou ces moutons des prés salés 
que vous comptez chaque nuit pour vous endormir.
J’étais un être facile à berner. 
Ne m’avait pa -t-on fait croire à des origines bretonnes 
que j’arborais fièrement, barbe frisotante et anneau à l’oreille en simili surcouf.
Les programmes parentaux offrent souvent des délires hallucinés à jeun!
Que la mère de “nos enfants” prennent son pied en d’autres bras
étaient de bonnes augures pour elle 
et pour moi mettait un terme à ces temps messianiques
où vous attendez quelque miracle qui de l’oh sorte du lit!
Pour les enfants, une leçon sur la vie comme un conte en temps réel, 
un peu incompréhensible qui dans la forêt de masques
met à nu la complexité du discours amoureux 
et offre pour théor/aime 1+1 égale souvent trois! 
Quand on n’est pas à l’étroit.

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